La DSP2 secoue le cashback

L’agrégation de comptes bancaires permet à de nouveaux acteurs ou aux promoteurs historiques du cashback de lancer de nouveaux programmes dans les magasins physiques. Mind Fintech tire un premier bilan des forces en présence et des intermédiaires qui profitent de ce mouvement.

Le cashback en ligne existe depuis plus de dix ans en France, où plusieurs poids lourds se partagent le marché : Plebicom (et son programme eBuyClub en BtoC), iGraal (détenu par le groupe M6 mais en cours d’acquisition par l’allemand GSG) ou encore Poulpeo, filiale de l’américain RetailMeNot et Capital Koala. Selon le Syndicat National du Marketing à la Performance (SNMP), qui regroupe ces quatre acteurs, ces opérateurs ont dégagé un chiffre d’affaires cumulé de 42 millions d’euros en 2019 (en hausse de 147 % en trois ans) et généré 690 millions d’euros de ventes pour les e-commerçants (+ 176 % en trois ans). Plusieurs banques proposent aussi des programmes de récompenses, tout comme Mastercard.

Le cashback hors-ligne est en revanche encore très peu développé. Jusqu’à récemment, sa mise en œuvre technique était complexe et l’expérience client offerte laissait à désirer. Mais en permettant l’accès aux données de transactions des comptes bancaires, la DSP2 ouvre la voie à de nouvelles possibilités pour l’ensemble des acteurs du marché.

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Qu’est-ce que l’authentification forte DSP2 ?

Les normes techniques prévues dans la DSP2 font de l’authentification forte la condition de base pour que le client puisse accéder à son compte de paiement ou effectuer des paiements en ligne. Cela implique que, pour prouver son identité, l’utilisateur devra répondre au moins à deux des trois conditions suivantes :

  • Un mot de passe ou un code que seul l’utilisateur connaît
  • Un appareil (téléphone mobile, carte à puce, etc) que seul l’utilisateur possède
  • Une caractéristique personnelle du client (empreinte digitale, reconnaissance vocale, ou faciale).

Très concrètement, comment cela se matérialise-t-il dans notre quotidien ? La Banque Centrale Européenne estime à 69,2 milliards le nombre de paiement par carte par an en Europe. Un achat en ligne peut être réalisé au moyen d’un numéro de carte bancaire et de sa confirmation par un code reçu par sms via le dispositif 3D Secure. Ce système constitue un moyen de sécurisation courant utilisé dans le e-commerce. Selon le rapport annuel de l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement pour l’année 2017, 73% des commerçants en avril 2018 en étaient équipés.

Parmi les différents moyens disponibles pour une authentification forte, 3D Secure est sans contexte la double sécurité la plus courante dans l’e-commerce. En avril 2017, ce mécanisme était utilisé par 71% des e-commerçants et concernait 35% des paiements, selon l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement.

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